UDAF 13
tuteurs familiaux

Publications

COMMUNIQUE DE PRESSE n°19

16 novembre 2018

 

La Procréation Médicalement Assistée (PMA) : Défendre le droit fondamental des enfants d’avoir un père et une mère

 

Après avoir analysé en profondeur les enjeux et effets juridiques de l’extension de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, le bureau exécutif de l’UDAF13 prendposition.

Plusieurs constats et revendications viennent aujourd’hui se télescoper autour des questions de bioéthique relatives à la procréation.

  • Le premier constat tient à la baisse de la fertilité, notamment à la baisse de qualité des gamètes hommes, observée dans la majorité des pays occidentaux, ce qui accroît la demande de recours à la procréation médicalement assistée.
  • Le deuxième est également lié à l’activité économique et au décalage des grossesses vers des âges plus avancés, auxquelsla fertilité des femmes est moindre, ce qui accentueencore la demande de recours à ces techniques, ainsi qu’à la conservation des ovocytes.Le troisième constat porte sur les demandes de reconnaissance sociale de nouvelles configurations familiales. Sur cette thématique se greffe une revendication d’égalité des droits et de non-discrimination, qui imprègne l’ensemble du champ social. Ici, elle recoupe à la fois l’accès à la PMA elle-même et certaines de ses conséquences, dont la question de l’anonymat et du droit des enfants, nés d’une insémination avec donneur (IAD), à connaître leurs origines, mais aussi l’accès à la GPA. Cette dernière engage un questionnement supplémentaire sur l’utilisation du corps d’autrui au profit de la réalisation d’un projet personnel, et sur la possibilité ou non d’encadrer de manière éthique cet usage.
  • Le troisième constat porte sur les demandes de reconnaissance sociale de nouvelles configurations familiales. Sur cette thématique se greffe une revendication d’égalité des droits et de non-discrimination, qui imprègne l’ensemble du champ social. Ici, elle recoupe à la fois l’accès à la PMA elle-même et certaines de ses conséquences, dont la question de l’anonymat et du droit des enfants, nés d’une insémination avec donneur (IAD), à connaître leurs origines, mais aussi l’accès à la GPA. Cette dernière engage un questionnement supplémentaire sur l’utilisation du corps d’autrui au profit de la réalisation d’un projet personnel, et sur la possibilité ou non d’encadrer de manière éthique cet usage.
  • Le quatrième constat, qui découle des premiers, est celui de l’extension de la sphère marchande et technologique à l’ensemble de la procréation.
  • Le dernier constat est celui de la cohérence parfois difficile entre les objectifs poursuivis par les politiques publiques (ex : Ainsi les femmes seules avec charge d’enfants sont désignées comme vulnérables par les politiques publiques, elles font l’objet d’interventions sociales prioritaires. On peut citer à titre d’exemple la Loi de financement de la sécurité sociale 2018 qui a augmenté les aides aux parents, aux seules familles monoparentales sans condition de ressources, au motif que la situation de monoparentalité apporte des contraintes particulières qui ne sont pas que financières. De même, l’effacement institutionnalisé de la place du père pose la question de sa cohérence avec nos politiques publiques qui cherchent, a contrario, à soutenir et à encourager l’implication des pères auprès des enfants).

L’annonce faite le 27 septembre par le Premier Ministre, Edouard PHILIPPE d’étendre la PMA, inquiète les familles de notre département.

L’UDAF13 rappelle que la procréation médicalement assistée a été conçue pour aider les couples rencontrant, pour des raisons médicales, des difficultés de procréation : infertilité, etc.

Ces progrès sont salués par tous et de nombreux couples ont pu accueillir des enfants grâce à une assistance médicale à la procréation.

Aujourd’hui, ce n’est plus la volonté d’aider des couples à avoir un enfant mais la volonté, contraire à toutes les lois de la nature, de rendre fertile une union de personnes de même sexe, par nature stérile. Il est donc inadapté, en l’espèce, de parler d’assistance médicale à la procréation.

Les motivations avancées sont également extrêmement contestables. Le fait que des centaines de femmes transgressent la loi pour réaliser ailleurs ce qui est interdit chez nous est un argument irrecevable pour tout démocrate, sauf à remettre en question tous les fondamentaux d’une démocratie.

Par ailleurs, la souffrance exprimée par les personnes de même sexe qui ne peuvent, par nature, pas procréer, ne saurait justifier la création d’un droit à l’enfant, car elle s’opposerait de facto au droit de l’enfant à disposer d’un père et d’une mère.

 

Préserver les spécificités des pères et des mères

L’UDAF13 demande le maintien du droit existant pour les 14 millions de pères et de mères, d’être désignés par la loi comme « père » et « mère ».

Si les accidents de la vie peuvent priver un enfant d’un de ses parents, l’UDAF13 considère que la loi ne doit pas priver délibérément un enfant de père ou de mère, dès sa conception.

A cet égard, l’accès à la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes reviendrait à « confectionner des enfants sans père », de même que la gestation pour autrui (mère porteuse) reviendrait à priver les enfants de leur mère.

Ne fermons pas le débat public, car il montre l’étendue des interrogations soulevées par cette réforme : L’UDAF13 défend l’indispensable respect dû aux couples de même sexe et condamne de la façon la plus ferme les actes homophobes.

Le droit des enfants d’avoir un père et une mère doit être considéré comme non négociable. L’Udaf13 appelle le Gouvernement et le Parlement à explorer d’autres voies que l’extension de la PMA aux personnes de même sexe comme aux personnes seules.

 

Préserver les droits des enfants 

Entre les désirs des adultes et les droits des enfants notre société doit arbitrer.

Pour l’UDAF des Bouches du Rhône de toute évidence c’est le droit des enfants qui doit primer. C’est pourquoi elle demande que l’accès à la PMA soit réservé pour des raisons strictement médicales et que soit fermement maintenue l’interdiction de la gestation pour autrui.

 

L'Union Départementale des Associations Familiales 13 est l’institution chargée de promouvoir, défendre et représenter les intérêts de l'ensemble des familles vivant sur le territoire des Bouches-du-Rhône, quelles que soient leurs croyances ou leur appartenance politique.

 

Pour le Bureau de l’UDAF 13, le Président Jean-Maurice Airaudo

 

[Télécharger le Communiqué]

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°18

07 juin 2018

 

Assemblée Générale de l’Union Départementales des Associations Familiales (UDAF13)

L’assemblée Générale de l’Union Départementales des Associations Familiales (UDAF13) s’est tenue le samedi 2 juin, au siège de l’association, dans le XIIIème arrondissement.

En introduction, les personnalités politiques et institutionnelles présentes ont répondu aux points de vue exprimés par Christophe Magnan, Président l’UDAF 13 encore pour quelques heures, en matière de politique familiale. Se sont exprimés Monsieur Yves Moraine, maire du 4ème secteur et conseiller départemental, Madame Danielle Brunet conseillère départementale déléguée à la jeunesse représentant Madame Martine Vassal, Monsieur Saïd Ahamada député du nord de Marseille, Monsieur Patrick Soudais, président de la Caf des Bouches du Rhône, et Monsieur Alain Feretti, représentant Marie Andrée Blanc Présidente de l’Unaf.

A la suite de ces premiers échanges à la fois courtois et francs, une lettre aux maires du département a été signée officiellement, pour leur demander de promouvoir la Médaille de la Famille dans leurs communes respectives. Elle récompense les parents de familles de quatre enfants et plus. Cette décoration est méconnue et pourrait être remise à beaucoup plus de personnes méritantes chaque année.

A la fin de la matinée, Monsieur Christophe Magnan, président sortant de l’UDAF13, a transmis le témoin à son successeur, Monsieur Jean-Maurice Airaudo, issu du mouvement Familles Rurales, précédemment secrétaire général de l’UDAF13. Christophe Magnan a été chaleureusement remercié par tous pour son engagement et son dynamisme pendant ses 5 années à la tête de l’UDAF13.

Pour autant, c’est un même élan et un même objectif qui guident la nouvelle équipe : obtenir des élus qu’ils redonnent un nouveau souffle et de nouvelles ambitions à la Politique Familiale.

Il est urgent de revenir sur l’exigence idéologique de « partage » du congé parental qui se traduit en réalité dans la quasi-totalité des situations par l’amoindrissement des droits des familles. Nous demandons une révision de la loi dans ce domaine afin de résoudre les inégalités entre les femmes et les hommes.

Il est inacceptable, faute de Dotation Financière suffisante, de mettre à contribution les personnes protégées pour financer les mesures de justice ordonnant leur mise sous tutelle/curatelle.

Il est impératif que la prochaine Convention d’Objectif et de Gestion en cours de discussion entre la CNAF et le gouvernement soit à la hauteur des enjeux :

-          Une réponse partout et pour tous au besoin de solutions d’accueil du jeune enfant, encore largement inégale et insuffisante,

-          une hausse des dotations destinées à financer en équipements de services aux familles (crèches, maisons pour tous, centres sociaux etc..) sur tous les territoires en priorité les plus paupérisés et plus désertés par les services publics.

L’UDAF 13 en coordination avec l’ensemble du réseau de l’UNAF participe aux débats sur les états généraux de la Bioéthique et reste très vigilante sur le respect de la vie, de la dignité des personnes.

De même, plus que des annonces ponctuelles, nous espérons participer dans les prochaines semaines à un vaste chantier traitant sur le fonds du dossier du mal logement en France, c’est une part majeure du budget des familles n’apportant pas aujourd’hui de réponses satisfaisantes en quantité et en qualité de logement.