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Petite Enfance et Développement Durable

La prise en compte de la notion de développement durable dans le domaine de la petite enfance apparaît comme un phénomène relativement récent, qui répond à une volonté à la fois collective concernant les modes de garde, et individuelle au sein des familles.

La démarche collective repose essentiellement sur un effort de construction de bâtiments accueillant des tout petits, pensés pour satisfaire aux exigences du label « haute qualité environnementale. »

Elle se traduit en pratique par un regroupement en un même lieu des services relatifs à la petite enfance ( crèches, ludothèques, centres aérés, espace parents/enfants...) permettant une mutualisation des moyens, des déplacements réduits, et un meilleur accueil des parents et des enfants.

D'un point de vue technique, le choix quasi obligatoire du bois pour l'ossature et la couverture du bâtiment permet une économie de ressources et une meilleure qualité de l'air,: le bois absorbe, lors de la photosynthèse, le CO2 pour le transformer en oxygène et en carbone. Le carbone reste alors stocké et l'oxygène libéré dans l'air, permettant une réduction de l'effet de serre. De plus, le bois est économe lors de sa transformation, et l' utilisation intérieure de bois odorant type cèdre permet d'éviter l'emploi d'insecticides.

L'emploi fréquent d'une toiture végétalisée permet une meilleure gestion des eaux de pluie.
Ce principe permet de retenir de 70 à 80% des eaux de pluie, retardant ainsi son évacuation et le coût de sa gestion par la collectivité. Cette couverture permet également de renforcer l'isolation acoustique et thermique en limitant les températures de surface. Elle est souvent couplée à un système de récupération d'eau de pluie pour l'alimentation intérieure ou l'arrosage.

Enfin, venant compléter ces choix architecturaux, s'engage la plupart du temps une démarche globale vers moins de pollution:
Une surventilation nocturne du bâtiment permet d'évacuer en soirée les calories emmagasinées tout au long de la journée.
Une attention particulière est apportée au choix du mobilier, en préférant les meubles en bois plein non vernis, et les produits d'entretien respectueux de l'environnement.
Les repas sont réalisés en faisant appel de préférence aux produits issus de l'agriculture biologique.

Ainsi, la volonté en amont de s'engager dans une démarche HQE permet d'atteindre bon nombre de cibles économiques, environnementales et sociales: intégration paysagère,matériaux respectueux de l'environnement, maîtrise des énergies, gestion optimisée de l'eau et des déchets. Elle offre ainsi aux jeunes occupants des locaux une meilleure qualité de vie au quotidien.

Le surcoût de construction, généralement estimé à environ 10%, s'efface rapidement par une diminution notable des coûts de fonctionnement supportés par la collectivité.

Au sein de la famille, apparaît une volonté de plus en plus forte de retour vers davantage de naturel.
On assiste à une préférence nette pour l'allaitement maternel prolongé, s'il est possible. Ensuite, l'introduction des différents aliments se fait en privilégiant les produits bio; de même, de plus en plus de vêtements pour bébés sont fabriqués dans des fibres naturelles (coton, bambou, laine...) et lavés en évitant les lessives industrielles.
L'utilisation de couches lavables apparaît comme emblématique de ce retour au naturel: loin d'être un retour aux langes de nos grands-mères, ou une utopie de babas cools un peu fous, elles sont au contraire bien pensées pour répondre aux besoins des familles d'aujourd'hui. Fabriquées en coton, en chanvre ou en lin, elles sont préformées, élastiquées, faciles d'utilisation comme leurs concurrentes jetables. Favorisant par leur forme l'écartement des jambes du bébé et le développement harmonieux de ses hanches, elles permettent en outre un meilleur apprentissage de la propreté puisqu 'elles laissent à l'enfant la sensation d'humidité.

Une couche coton s'utilise environ 200 fois et se dégrade entièrement, elle est donc plus économique, écologique et hygiénique que son homologues jetable, qui produit à elle seule 4% des déchets domestiques, et mettra entre 300 et 500 ans pour se décomposer!
Favorisant par leur forme l'écartement des jambes du bébé et le développement harmonieux de ses hanches, elles permettent en outre un meilleur apprentissage de la propreté puisqu 'elles laissent à l'enfant la sensation d'humidité.

Malgré tous ces arguments, la France apparaît encore en retard dans ce domaine; nos voisins britanniques, allemands et hollandais possèdent une avance considérable et proposent même des systèmes de location et de nettoyage.

Peut-être suffirait-il que chaque parent soit informé en temps utiles que l'utilisation de couches jetables signifie pour chaque enfant l'abattage de cinq arbres et une tonne de déchets difficiles à éliminer puisque composés de plus de cinquante produits chimiques différents.... Nul doute alors que cette démarche écocitoyenne serait mieux comprise de ceux qui veulent pour leurs tout petits une planète plus verte et une existence plus...rose.