UDAF 13
tuteurs familiaux

Publications

COMMUNIQUE DE PRESSE n°15

19 mai 2017

Gouvernement Edouard Philippe : l’UDAF des Bouches du Rhône demande le rétablissement d’un Ministère de la Famille !

L’absence d’un Ministère de La Famille au sein du gouvernement Philippe est une grave lacune et un signal inquiétant adressé aux 18 millions de familles du Pays et à notre société tout entière.

Notre Natalité, jadis citée en exemple, s’est engagée depuis deux ans sur la voie d’une baisse significative suite aux multiples mauvais coups portés à la politique familiale.

Le besoin de soutien des parents dans leur fonction de premiers éducateurs de leurs enfants est plus fort que jamais.

La nécessité d’améliorer les conditions de conciliation des temps professionnels, familiaux et sociaux est une urgente nécessité.

Dans ce contexte, la Présence d’un Ministère consacré aux familles, ou tout au moins d’un Secrétariat d’Etat à la Famille, apparaît comme une nécessité pour le redéploiement d’une politique familiale volontariste à même de redonner confiance et espoir aux Français.

Nous demandons le rétablissement d’un ministère de la Famille.

Pour l’UDAF 13,

Le Président Christophe MAGNAN

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°14

23 septembre 2016

L’UDAF alerte sur le nouveau "coup de rabot" contre les APL

Une première mesure défavorable aux familles à revenus modestes a été prise cet été : diminution des APL des familles dont le loyer serait jugé trop élevé par rapport aux revenus de ces familles. Cette mesure sanctionne les familles à faibles revenus, qui, grâce aux APL, pouvaient vivre dans un environnement social plus favorable, et va à l’encontre du principe de mixité sociale, pourtant considéré comme un objectif important de la politique du logement. Elle sanctionne injustement près de 80 000 ménages.

Une nouvelle mesure défavorable aux familles à revenus modestes vient d’être prise. Malgré les nombreuses alertes adressées par l’Unaf au gouvernement, celui-ci a décidé de prendre en compte le patrimoine dans le calcul des aides au logement. Ainsi le patrimoine non imposable (livret A, livret d’épargne populaire ou résidence secondaire non louée) supérieur à 30 000 Euros sera supposé générer des revenus, et, de ce fait, 10% des bénéficiaires des APL, soit 650 000 foyers aux revenus modestes, verront leur aide au logement réduite.

  • Pourquoi pénaliser les familles qui peu à peu se construisent un pécule pour faire face aux aléas de la vie et réparer leur retraite ? Pourquoi estimer à 3% le rendement du patrimoine alors qu’aucun placement règlementé ne rapporte autant ? Pour mémoire, le rendement net du livret A est 0,75 %.
  • Pourquoi sanctionner les familles qui ont un logement qu’elles ne peuvent ni habiter ni louer, ni parfois revendre, et qui constitue pour elles une charge (travaux d’entretien, taxe foncière, charges…) ?
  • Pourquoi s’attaquer à ces foyers à revenus modestes ? Pour mémoire, une famille avec 2 enfants ne bénéficie pas d’aide au logement si ses revenus sont supérieurs à 2 SMIC.

Pour l’Udaf 13, cette nouvelle appréciation des ressources est profondément injuste, et manifeste une approche purement technocratique des questions sociales, sans aucune prise en compte de la réalité de la vie des familles. En outre, le rôle de filet de sécurité des allocations logement disparaît et le principe de sécurité juridique qui protège contre la rétroactivité des lois est bafoué.

L’Udaf 13 demande, avant l’application du décret, une étude d’impact sur le profil des familles qui seront touchées, afin d’évaluer les potentielles conséquences désastreuses sur des familles, ne disposant en réalité que de très faibles revenus.

Christophe MAGNAN
Président de l’UDAF 13

COMMUNIQUE DE PRESSE n°13

05 août 2016

L’UDAF des Bouches-du-Rhône inquiète sur les conséquences de la dégressivité des aides personnelles au logement pour les familles

 

La loi de Finances pour 2016 a introduit une mesure prévoyant la diminution progressive des aides personnelles au logement (ALF, ALS et APL) lorsque le loyer est jugé excessif au regard de la composition familiale du ménage et de la zone géographique où se situe le logement. L’objectif est de limiter, voire supprimer ces aides pour les ménages dont le loyer est « manifestement trop élevé par rapport à leurs ressources déclarées ».

Les loyers « dits excessifs » sont déterminés en fonction d’un coefficient appliqué aux loyers plafonds pris en compte pour le calcul des aides personnelles au logement. Ces coefficients sont fixés par décret et arrêté, selon la composition familiale et la zone géographique. L’aide diminuera progressivement lorsque le loyer dépassera un 1er plafond jusqu’à sa suppression au-delà d’un 2ème plafond de loyer.

Ces plafonds de loyers entreront en vigueur au 1er juillet 2016 et s’appliqueront aux prestations versées à partir de cette date. Ces dispositions concernent les locataires, les colocataires, les sous-locataires, ainsi que les locataires de chambres (y compris meublées), sauf les personnes en situation de handicap et les parents d’enfants en situation de handicap, les accédants à la propriété, les étudiants logés en résidence universitaire, les personnes résidant en foyer (foyer de personnes âgées ou invalides, maisons de retraite, centres de long séjour, foyers de jeunes travailleurs et résidences sociales).

Lors du débat sur le projet de loi de Finances, l’UNAF a alerté les parlementaires sur les risques d’une telle mesure et exprimé de nouveau son inquiétude lors de la présentation des projets de décrets et arrêtés au Conseil national de l’habitat du 6 juin 2016.

Elle a indiqué que si les taux relatifs au calcul des loyers déclenchant la dégressivité des aides ont été relevés en Zone 1 (Paris et Ile-de-France) par rapport au taux retenu initialement dans la loi de Finances, en revanche, en zones 2 et 3, les plafonds de dégressivité n’ont pas été réévalués. Or, la Zone 2 regroupe des villes où la situation du marché est très contrastée. Le taux de 2,5 des loyers plafonds est insuffisant dans certaines de ces villes, notamment les villes universitaires, comme Aix-en-Provence par exemple. Cela peut donc avoir pour conséquence d’interdire l’accès au logement à certaines catégories de population et représenter un frein à l’accès à l’emploi des jeunes ménages.

Plus généralement, on peut craindre, par manque d’éléments, que cette mesure ait comme conséquence l’éviction des catégories de ménages les plus précaires, d’une partie du marché. On dissuade ainsi les propriétaires bailleurs de proposer des biens de qualité meilleure que la normale, à ces ménages, l’aspect « filet de sécurité » joué par les aides au logement étant supprimé. L’UDAF 13 s’inquiète également des difficultés que pourront rencontrer les ménages déjà allocataires qui seront concernés par une baisse, voire une suppression de leur aide.

L’UDAF 13 regrette vivement qu’il n’y ait pas eu d’études d’impacts sur le profil des ménages et familles qui seront touchés, ni d’éléments de cadrage. Il convient de suivre attentivement l’évolution des incidences de cette mesure afin de faire évoluer ces taux de manière plus fine, en fonction des réalités des territoires.

A titre d’exemples, en Zone 3 à Rognes : - Pour une famille avec 1 enfant : l’aide commencera à diminuer de façon progressive si le loyer dépasse 812,88€ et sera nulle à partir de 1.007,97 €. Ces plafonds seront respectivement de 929,38 € et de 1.152,43 € pour une famille avec 2 enfants. - Pour une personne seule : l’aide commencera à diminuer de façon progressive si le loyer dépasse 598,03 € et sera nulle à partir de 1.007,97 €.

 

Jean Maurice Airaudo

Secrétaire Général de l’UDAF 13

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°12

18 juillet 2016

LES FAMILLES EN DEUIL

 

Profondément attristée par la tragédie qui s’est déroulée le soir de notre fête nationale à Nice, l’Udaf des Bouches-du-Rhône présente ses condoléances et fait part de sa totale solidarité aux familles et aux proches des victimes de cette violence barbare.

Face à ce mode d’action terroriste encore inédit dans notre pays, l’Udaf13 poursuivra avec une détermination renouvelée son action au profit des familles et de la famille, convaincue que c’est d’abord au sein de celles-ci que la citoyenneté se construit et que la prévention contre la radicalisation et l’extrémisme porte ses fruits.

Christophe MAGNAN

Président de l’UDAF 13

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°11

15 juin 2016

LA FAMILLE : SOURCE DE JOIE !

 

Dans une actualité française trop souvent marquée par la morosité et la violence, RCF (Radio Chrétienne Francophone) et l’Institut CSA ont publié le 2 juin 2016 les résultats du premier baromètre dédié aux Français et la joie. Mais comment s’incarne cette joie dans le quotidien de nos compatriotes ?

L’un des grands enseignements de ce baromètre montre que 72% des Français disent que la famille est la première source de joie. Pour le directeur d’études de l’Institut CSA, « la famille est unanimement érigée comme le premier moteur de la joie. Cela passe devant la vie sociale, les amis et la vie amoureuse. Si les sources de joie sont multiples, la famille nourrit le plus ce sentiment de joie, quelle que soit la catégorie de population ». Cela se traduit par le fait d’être entouré, et le fait de voir ceux qu’on aime être heureux.

Ce tout récent sondage confirme d’autres études comme celle conduite début 2013 par le CSA au profit de l’Union Nationale des Opérateurs Privés Sanitaires et Sociaux (UNIOPSS) et l’assureur MACIF, qui indiquait que la famille était une priorité pour 81% des Français avant les loisirs et la satisfaction individuelle.

Ce nouveau plébiscite en faveur de la famille et de ses valeurs d’entraide et de solidarité encourage l’Udaf des Bouches-du-Rhône à poursuivre résolument son action de défense des intérêts matériels et moraux des familles.

Christophe MAGNAN

Président de l’UDAF 13

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°10

1er  juin 2016

Cantine scolaire & Internat : Alerte sur le budget des familles nombreuses

 

L’UDAF 13 constate  avec  inquiétude  la  suppression,  à  compter  de  la rentrée  2016,  des «  remises  de  principe  »  qui  permettaient aux  familles ayant au moins trois enfants au collège ou au lycée, de bénéficier d’une réduction des dépenses scolaires d’internat et de demi-pension (cantine).
Cette   réduction   est   indispensable   aux   familles   qui   supportent   de nombreuses  dépenses  liées  à  la  scolarité  de  leurs  enfants  et  à  leur transport, et dont les coûts s'additionnent pour chaque enfant.
Par un récent décret, cette aide a ccordée par l’Education Nationale, est supprimée  au  motif  que  les  lycées  sont  gérés  par  les  régions  et  les collèges par les départements.
L’UDAF 13 dénonce cette situation et attire l’attention des régions et des départements sur les charges supportées par les familles ayant plusieurs enfants scolarisés dans le secondaire. Elle leur demande de prendre en considération la situation des familles nombreuses désormais tributaires de leur intervention.
Les familles nombreuses déjà très fortement impactées par les mesures d’économie successives ne sauraient à nouveau faire les frais de cette réforme.  Leurs  enfants doivent  pouvoir continuer  à  accéder  à  la  cantine
scolaire et à l’internat sans que le niveau de vie de leurs parents ne subisse un nouveau coup.
Christophe MAGNAN
Président de l’UDAF 13

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°9

09 mai 2016

L’UDAF COMME L’UNAF, EN PROFOND DESACCORD AVEC LE PROJET D’AMENDEMENT SUR LA DEJUDICIARISATION DU DIVORCE

PROJET DE LOI "JUSTICE DU XXIE SIECLE » : Non au divorce sans juge !

 

L’UNAF apprend avec stupeur qu’un amendement gouvernemental permettant aux époux de divorcer par accord mutuel sans passer devant le juge a été déposé dans la plus grande discrétion sur le projet de loi "Justice du XXIe siècle ». Il vient d’être adopté par la commission des lois de l’assemblée nationale avant passage en séance le 17 mai prochain.
C’est d’autant plus une surprise qu’à aucun moment la concertation préalable n’a abordé ce point essentiel, et que l’opposition avait été forte à l’encontre des projets de déjudiciarisation du divorce portés par les ministres de la Justice de la précédente majorité, en 2008 puis en 2011.

L’UNAF est constante et s’oppose à cette mesure, quel que soit le gouvernement qui la propose. Comme elle l’indiquait en 2011 : « Il n’est pas normal que la dissolution du mariage se fasse en catimini, et au risque de léser le membre du couple le plus faible. La nature juridique du mariage ne sera plus la même le jour où un divorce pourra être enregistré par simple formalité administrative. »

Pour l’UNAF, le juge est le garant de l’intérêt des enfants et du maintien de leurs liens avec leurs deux parents après la séparation. Il assure, par son indépendance et son impartialité, l’équité des accords intervenus entre les parties, la protection du conjoint le plus vulnérable et vérifie qu’il n’a pas fait l’objet de pressions et que son libre consentement n’a pas été contraint. Le mariage n’est pas un simple contrat patrimonial qui pourrait se défaire devant un notaire. Le mariage est célébré devant la société en un acte solennel et public, sa dissolution doit recevoir un formalisme suffisant dans le respect du parallélisme des formes.

Au surplus, cette disposition est d’autant plus dangereuse qu’elle ne concerne pas seulement les époux sans enfant et sans patrimoine comme dans le projet de 2011, mais qu’elle vise désormais les couples avec enfants … sauf si leur enfant mineur veut être entendu par le juge !

Cette mesure ne va en rien simplifier les procédures, ni pacifier les relations de couples, ni économiser de l’argent public. Comme l’indiquait le rapport « Guinchard » en 2008 : « Le risque d’un contentieux étant très important à l’issue d’un divorce déjudiciarisé, la commission a considéré que l’économie budgétaire que représenterait, pour l’État, une déjudiciarisation serait hypothétique, sinon nulle. »

Elle sera coûteuse pour les familles puisqu’il leur faudra non seulement faire appel à un avocat, mais aussi à un notaire qu’il leur faudra rémunérer.

Cette réforme profonde, présentée à la va-vite, sans la moindre étude d’impact, est inacceptable. Tout divorce même envisagé de manière consensuelle n’est jamais banal, tant pour les adultes que pour les enfants. L’UNAF demande aux députés de rejeter cette nouvelle tentative de déjudiciarisation, qui ne tient aucun compte des réalités vécues par les familles au moment des séparations.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°8

31 mars 2016

LOI TRAVAIL :

IL FAUT FACILITER LA CONCILIATION DES TEMPS DE TRAVAIL, DES TEMPS SOCIAUX ET DES TEMPS FAMILIAUX

A l’heure où le Conseil des ministres examine la nouvelle version du projet de loi travail l’UDAF des Bouches-du-Rhône déplore qu’il ne soit pas fait mention de la nécessité de faciliter la conciliation des temps de travail, des temps sociaux et des temps familiaux.

L’UDAF des Bouches-du-Rhône alerte les pouvoirs publics sur une dérégulation croissante des rythmes de travail qui fragilise et perturbe les équilibres familiaux et menace la possibilité d’investissements personnels dans des temps sociaux.

Or, l’UDAF13 rappelle qu’il est vital pour une société d’organiser les conditions de vie propices à l’éducation des enfants et leur accompagnement vers l’âge adulte et la citoyenneté. L’UDAF13 rappelle par ailleurs que la vitalité associative du Pays est un de ses plus grands atouts qu’il convient de protéger.

La flexibilité accrue du temps de travail, la possibilité de l’augmenter, de le moduler, de fractionner le temps de repos par accord d’entreprise, doit être conditionnée à la nécessité de prendre l’avis des familles et leurs contraintes.

Pour les temps partiels (occupés à 82% par des femmes), la loi risque de fragiliser davantage l’organisation familiale des salariés : moins de prévision sur les horaires, de plus fortes amplitudes horaires.

Quant au travail de nuit il doit rester une exception strictement encadrée en raison des graves effets prouvés sur la santé.

Nous rappelons enfin notre opposition à l’extension du travail dominical, seul jour de la semaine pendant lequel les familles peuvent être réellement réunies.

Alors que la loi fixait un délai d’un mois, au-delà duquel les dates de vacances ne pouvaient plus être remises en cause, ce délai reposerait désormais exclusivement sur un accord d’entreprise.

Pour l’UDAF13 la durée du temps passé en famille est trop déterminante pour l’équilibre et le développement des enfants pour risquer d’être raccourcie ou annulée. Qu’adviendrait-il d’une société, qui ne permettrait plus aux parents d’être les premiers éducateurs de leurs enfants ? Cette flexibilité accrue risque de compliquer la vie des familles, des familles recomposées, séparées qui ont encore plus de mal à s’organiser.

Le nouveau projet prévoit un minimum garanti pour les congés pour événements familiaux (mariage, PACS, naissance, décès). L’UNAF espère que ce minimum correspondra à la proposition de loi de 2011 de Mme Delaunay qui prévoyait un allongement substantiel de ces congés exceptionnels.

Pour les autres congés, le projet de loi ne prévoit plus de durée minimale et la renvoie à la négociation. Si le principe des congés est maintenu, on peut craindre une baisse de leur durée puisqu’aucun plancher n’est fixé. Sont visés en particulier : le congé de solidarité familiale nécessaire pour accompagner un proche en fin de vie et le tout nouveau congé « proche aidant » inscrit dans la loi d’adaptation de la société au vieillissement.

L’UDAF13, sensible aux évolutions de notre société demande que la vie quotidienne des familles soit toujours mise au centre des préoccupations gouvernementales, l’économie devant rester un moyen et non la finalité ultime de notre organisation de société.

 

Christophe MAGNAN
Président de l’UDAF des Bouches-du-Rhône

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°7

19 janvier 2016

Statistiques démographiques très inquiétantes pour la France

Il est urgent que les responsables politiques réinscrivent la Politique Familiale comme priorité nationale

L’UDAF des Bouches du Rhône a pris connaissance des chiffres publiés par l’INSEE sur la démographie du pays en 2015.

Conformément à ce que nous avions annoncé, les attaques successives portées contre les intérêts des familles et contre la politique familiale du pays commencent à produire leurs effets négatifs.

Tous les indicateurs relatifs à la natalité sont en effet en forte érosion, avec notamment une baisse de 19000 naissances sur l’année, soit -2.3%, ce qui est considérable à l’échelle de notre pays.

La fécondité élevée, particularisme Français qui illustrait l’excellence de notre politique familiale est redescendue en dessous de la barre symbolique de 2 enfants par femme. Celle-ci est en baisse chez les femmes de moins de trente ans comme de plus de trente ans malgré une volonté d’enfants qui ne se dément pas.

L’UDAF des Bouches du Rhône n’est nullement surprise par ces très mauvais chiffres qui ne sont que la conséquence des multiples décisions contraires aux intérêts des familles. La mise sous conditions de ressources des allocations familiales, la suppression progressive du quotient familial, le coup de rabot donné au congé parental sous couvert d’égalité Hommes Femmes, les menaces sur les APL « étudiants » sont autant de mesures que nous avons dénoncées en prédisant les conséquences qui commencent à se manifester.

Il devient urgent que les décideurs changent de cap et entendent la voix des familles en réinscrivant une Politique Familiale digne de ce nom dans leurs priorités pour le Pays.

 

Christophe MAGNAN
Président de l’UDAF des Bouches-du-Rhône

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°6

28 janvier 2015

Loi Macron : l’UDAF13 et l’UNAF appellent les députés à rejeter l’extension du travail le Dimanche

Le projet de loi, dit « Macron », qui prévoit d’étendre à 12 le nombre de dimanches travaillés sur une année, arrive en débat à l’Assemblée Nationale. Au lendemain des évènements qui ont réactivé la nécessité de soutenir les parents dans leur rôle éducatif, l’UDAF des Bouches-du-Rhône alerte sur les conséquences négatives de cette disposition pour l’organisation des familles et pour le travail des femmes. D’autant que les effets de cette mesure sur l’emploi et la croissance sont loin d’être démontrés.

Pour rappel, le projet prévoit notamment l’extension de la dérogation d’ouverture le dimanche des magasins de détail, partout en France, y compris en dehors des zones touristiques.

Les risques identifiés par l’UDAF des Bouches-du-Rhône :

  • Une contrainte pour les parents salariés : en autorisant à passer de 5 à 12 dimanches travaillés, ce projet va, de fait, permettre à certains employeurs de faire travailler leurs salariés 1 dimanche sur 4. Bien sûr, pour l’UDAF des Bouches-du-Rhône, le travail est nécessaire au maintien du pouvoir d’achat des familles et les personnes qui veulent travailler doivent pouvoir le faire... Mais le principe du volontariat est fictif dans un contexte de chômage de masse, qui plus est, dans un secteur où les salariés, principalement des femmes, sont contraints à des temps partiels et à des horaires décalés. L’UDAF des Bouches-du-Rhône alerte sur les effets de cette dérogation supplémentaire sur l’emploi des femmes, sur les besoins en modes de garde atypiques, sur l’organisation des familles. De plus, quelle est la « liberté » de travailler pour une femme seule qui n’a pas de solution de garde pour ses enfants ?
  • La désorganisation des familles : la durée du temps passé en famille est déterminante pour le développement des enfants. Comment exiger que les parents soient les principaux éducateurs de leurs enfants, tout en les privant du temps nécessaire pour s’investir dans cette tâche ? Les difficultés entre vie familiale et vie professionnelle sont déjà réelles : cette extension risque de renforcer le phénomène. Pour l’UDAF des Bouches-du-Rhône, ce sont les rythmes de consommation qui doivent s’adapter à la vie de famille et non l’inverse.
  • Les effets pervers de la mesure : le pouvoir d’achat des familles n’est pas extensible. Par l’incitation supplémentaire à la consommation, cette mesure risque d’aggraver le surendettement des familles les plus fragiles.

Au regard des évènements récents, qui reposent avec acuité la nécessité d’accorder du temps aux parents pour qu’ils exercent leur mission éducative, l’UDAF des Bouches-du-Rhône en collaboration avec l’UNAF appelle les députés à rejeter massivement en première lecture cette disposition de la loi Macron.

Christophe MAGNAN
Président de l’UDAF des Bouches-du-Rhône

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°5

08 janvier 2015

L’UDAF 13 : pour la liberté, la tolérance et la démocratie

Face à l’horrible attentat commis mercredi, l’UDAF des Bouches-du-Rhône s’associe à la douleur des familles endeuillées.

L’UDAF 13 adresse à chacune des personnes concernées, épouses, compagnes, enfants, parents, ses condoléances attristées.
Le mouvement familial institutionnel ne peut être que solidaire du principe fondamental défini par les pères de l’Etat républicain, celui de la liberté et rejette toute forme d’intégrisme, d’intolérance et de violence.

Christophe MAGNAN
Président de l’UDAF des Bouches-du-Rhône

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°4

17 octobre 2014

Modulation des Allocations Familiales : L’inadmissible revirement du gouvernement

Malgré ses affirmations et ses engagements récents le  gouvernement vient d’annoncer une modulation des allocations familiales en fonctions des ressources des familles ce qui est, de toutes évidences, et malgré ses dénégations, la suppression du principe d’universalité des Allocations Familiales.

L’UDAF des Bouches du Rhône vit ce revirement comme une profonde trahison des familles de France et une très grave hypothèque sur la natalité du Pays pour les décennies à venir.

La suppression du principe d’universalité est le Cheval de Troie qui ouvre la porte au démantèlement complet de toute la politique familiale, progressivement réduite à sa seule dimension sociale.

Comment ne pas voir dans cette mesure un nouvel épisode dans une politique systématiquement  contraire aux intérêts des familles ?

 Après deux années de mise à contribution massive des familles à travers une série de mesures concernant la baisse de la Prestation d’Accueil du jeune enfant, la baisse du quotient familial, la diminution du congé parental le gouvernement  vient d’accélérer le processus de démolition en adoptant la modulation des allocations familiales 

L’UDAF des Bouches du Rhône dénonce cette politique de désinvestissement familial dont nous ne mesurerons les effets que dans les décennies à venir alors même  que l’ensemble de nos partenaires européens enviaient la politique familiale que la France avait eu l’intelligence de mettre en place et dont les effets  sont unanimement reconnus.

 

Christophe MAGNAN
Président de l’UDAF des Bouches-du-Rhône

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°3

01 octobre 2014

Politique familiale : 20 ans de construction remis en cause

Malgré deux premiers plans d’économies drastiques, le Gouvernement vient d’annoncer une troisième salve d’économies sur la politique familiale. Pour l’UDAF13 et l’UNAF, des mesures répétées contre les familles avec jeunes enfants finiront par avoir des effets catastrophiques sur l’économie, sur la natalité et sur l’emploi des femmes.

Les familles avec enfants encore dans le viseur

Depuis 2012, les mesures se sont succédées : Baisse du quotient familial, fiscalisation des majorations de pensions, réduction de l’Allocation de base de la PAJE… déjà plus de 4 milliards d’euros pris aux familles. Aujourd’hui, avec ces nouvelles annonces, les familles avec jeunes enfants sont encore dans le viseur.

  • Annulation du gel des prestations familiales : finalement, comme il n'y a pas d'inflation, c’est une mesure qui ne rapporte presque rien, donc on l’annule. Mais on le remplace par des mesures structurelles qui risquent de porter atteinte, pour longtemps, à l’ensemble des familles.
  • Report de 14 à 16 ans de la majoration des allocations familiales : avec ce report de 2 ans, les familles vont perdre 1 500 euros par enfant. C’est pourtant à l’adolescence que la charge d'enfant s'alourdit, cette annonce est donc en total décalage avec la réalité de la vie des familles.
  • Création d’une tranche supplémentaire au complément de mode de garde : elle va sanctionner les mêmes familles qui viennent de subir la baisse du quotient familial et la réduction de l’allocation de base de la PAJE. Pour l’UDAF13 et l’UNAF, cette sanction des couples biactifs (2000 euros de revenu par personne) risque de décourager les femmes de travailler. Elle est en contradiction avec l’objectif de retour à l’emploi et d’augmentation des salaires féminins.
  • Réduction de la prime de naissance à partir du 2e enfant : cette prime aide pourtant les parents à accueillir leurs jeunes enfants. Encore un mauvais signe adressé aux parents qui souhaitent agrandir leur famille.

Le congé parental sacrifié

Cet été, les parlementaires ont voté le principe d’un partage du congé parental avec un engagement du Gouvernement de le limiter à 6 mois, assorti d’une évaluation. Moins de 2 mois plus tard, ils vont découvrir qu’ils ont voté un « chèque en blanc » car le décret d’application – qui n’est toujours pas sorti - permettra d’allonger cette obligation de partage et donc de réduire le congé parental encore davantage.

Avec un taux de chômage féminin de 10%, comment peut-on croire que la diminution du congé parental remettra les femmes dans l’emploi ? Bien au contraire, cette réduction sonne « le retour au foyer » de celles qui réussissaient à travailler à temps partiel pendant leur congé parental. Ce sont des années d’acquisition de droits pour les mères qui travaillent, qui sont remises en cause !

Cette mesure augmentera, aussi, le besoin en mode de garde alors que le nombre de places d’accueil est déjà fortement déficitaire.

Enfin, la loi s’applique à partir du 1er octobre : imaginez la situation des parents qui attendent un enfant et qui ne savent toujours rien des modalités exactes de ce dispositif, ni quelle sera la durée d’obligation de partage. Accueillir des enfants, c’est se projeter sur 20 ans, aujourd’hui, elles ne peuvent même pas se projeter à 2 jours !

L’UDAF13 et l’UNAF redoutent que ces nouvelles annonces démolissent la confiance des familles dans la politique familiale. Depuis le milieu des années 90, la France avait redressé sa situation en réussissant progressivement à concilier un fort taux d‘activité féminine avec une bonne natalité. Ces mesures ciblées sur les parents de jeunes enfants risquent de nous ramener 20 ans en arrière. Quel gâchis !

L’UDAF13 a saisi l’ensemble des députés et sénateurs et les appelle à faire obstacle à ces projets totalement contraires aux intérêts des familles et de la nation.

 

Christophe MAGNAN
Président de l’UDAF des Bouches-du-Rhône

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°2

03 février 2014

Fiscalité des ménages : Ne décidez pas pour les familles, sans les familles !

Aujourd’hui même, le Premier Ministre installait un groupe de travail sur la fiscalité des ménages et donc des familles. Ont été appelés à plancher sur ce vaste sujet : ministres, parlementaires, experts, fonctionnaires de Bercy et partenaires sociaux… mais pas les principaux intéressés c’est-à-dire les familles.

L’UNAF et l’UDAF des Bouches-du-Rhône s’insurgent contre cette mise à l’écart car les familles sont les premières concernées.

La fiscalité fait partie des sujets d’inquiétude des familles et pour cause ! TVA, CSG, Fiscalité locale, impôt sur le revenu… les familles sont sollicitées de toutes parts !  Aujourd’hui, alors que se joue rien de moins que « la remise à plat de la fiscalité des ménages » la loi fait obligation aux pouvoirs publics d’entendre l’UNAF et les UDAF sur les sujets qui concernent les familles.

Nous exigeons son application.

Christophe MAGNAN
Président de l’UDAF des Bouches-du-Rhône

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE n°1

12 décembre 2013

L’UNAF et l’UDAF 13 favorables au lancement de l’expérimentation des maisons de naissance

La loi sur l’expérimentation des Maisons de naissance a été votée le 28 novembre et publiée au JO dès le 7 décembre, marquant le volontarisme d’une mise en œuvre rapide par le Gouvernement. L’UNAF et l’UDAF 13 sont  satisfaites de ce premier pas vers une réponse diversifiée aux projets de naissance des familles (lieu et type d’accompagnement).

Maternité quel choix réel pour les familles ?

Dans l’enquête « Regards des femmes sur leur maternité » menée en 2010 par l’UNAF, les mères regrettaient de se voir « dessaisies » de leur accouchement et des premiers contacts avec leur enfant par des personnels médicaux spécialisés et multiples. Pour certaines elles n’ont pas eu le choix sur le lieu de l’accouchement, le type d’accompagnement, l’allaitement, la présence du père… Et une fois l’acte médical terminé, se sont retrouvées seules à la sortie de la maternité. Ces témoignages nourrissent les travaux de l’UNAF au sein de la Commission nationale de la naissance et de la santé de l’enfant (CNNSE).

Une solution : les maisons de naissance

Les maisons de naissance pourraient répondre à une meilleure prise en compte du projet de la famille. Pour l’UNAF et l’UDAF13, elles pourraient valoriser le lien entre sage-femme et parturiente, contribuer à la construction du projet de naissance avec les parents et mieux prendre en compte l’accompagnement après l’accouchement. Pour permettre une prise en charge innovante, elles doivent être en dehors de la maternité mais accolées pour des raisons de sécurité.

Une expérimentation à valoriser pour une généralisation dans de bonnes conditions

Auditionnée à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen de la proposition de loi, l’UNAF a souhaité que tous les moyens soient mis en œuvre dans le cadre de l’expérimentation pour que les maisons de naissance soient une solution nouvelle et sécurisée en réponse aux besoins des familles. En tant que représentante de l’ensemble des familles, elle demande à être présente aux côtés de la CNNSE et des associations de parents gestionnaires de ces maisons pour conduire le travail de définition du cahier des charges avec la Haute autorité de santé et le suivi de l’expérimentation.

L’UNAF et l’UDAF 13 sont favorables aux initiatives qui permettent aux familles de mieux réaliser leur projet d’accouchement. Avec les maisons de naissance, les familles qui le souhaitent pourront avoir ce choix.

Christophe MAGNAN
Président de l’UDAF des Bouches-du-Rhône